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Nouveau : certaines des lettres de Léosthène sont disponibles en anglais. Consulter la rubrique. La traduction est assurée par Alex Radzyner.
La date des élections législatives en Irak, plusieurs fois repoussée, est fixée au 7 mars. 325 sièges sont à pourvoir et plus de 6000 candidats se pressent, dispersés en une centaine de partis. Bouillonnement démocratique ? Ou foire d’empoigne rythmée, si l’on peut dire, par les attentats qui se multiplient ? Même peu commentées dans les médias occidentaux, ces violences appellent des questions : comment se porte l’Irak, sept ans après son invasion ? Question corollaire, quelle place occupe le pays aujourd’hui sur l’échiquier américain ?
n° 552/2010 Stabilité africaine : croisement des influences
On l’aura remarqué, se croisent en Afrique aussi bien les influences extérieures anciennes, anglo-saxonnes et francophones, que les nouvelles offres américaine et chinoise, avec leurs volets à la fois civils et militaires, sans oublier que Moscou cherche à y rétablir des liens qui se sont délités avec la fin de la guerre froide. Qu’en est-il aujourd’hui ? Où se trouve la clef de la stabilité africaine ?
n° 551/2010 Conférence de Munich : brouillard sur l’avenir de l’OTAN
n° 550/2010 Le tocsin sonne des deux côtés de l’Atlantique
Grand charivari à Wall Street le 4 février : le Nasdaq perd 3% et il faut s’y résoudre, la chute est de plus de 6% depuis le 1er janvier. L’indicateur de la volatilité des cours (Vix), lui s’envolait à 20%. Nervosité passagère ?
n° 549/2010 Proche Orient : rien n’est changé sur le fond
Foreign powers limited the influence exerted by regional powers over the Middle East since the 19th century. While in recent years Pan-Arab nationalism has been in retreat and Islamism on the rise, fundamentally both movements give expression to the desire of the those living in the region to free themselves from the the grip of foreign dominance.
n° 548/2010 Turquie, Ukraine, pays charnières, destins contrastés
“ Good morning, et merci à tous de me recevoir ici. Je sors à l’instant d’une rencontre avec le ministre de la Défense et j’ai rencontré la nuit dernière le ministre des Affaires extérieures et le Premier ministre. Ces discussions, juste deux mois après le déplacement du Premier ministre Singh à Washington étaient une opportunité pour continuer à renforcer des liens qui sont indispensables à la paix et à la prospérité de nos deux nations ”. Le vice-président américain, Joe Biden, était en Inde, étape d’un voyage extrême-oriental qui comportait deux autres escales, en Australie et en Indonésie. “ L’émergence de l’Inde comme puissance mondiale et le développement des relations Inde Etats-Unis est l’une des success stories des vingt ans passés ”. Ainsi débute une conférence de presse tout entière dévolue à souligner une “ coopération qui aurait été inimaginable il y a seulement quelques années ”.
Au fond, ce qui est intéressant à Davos, ce sont plus les thèmes choisis pour une réunion rituelle depuis 1970 (quarante ans déjà !) que les résultats concrets d’un conclave qui ne décide de rien. L’ambition cette année est “ d’améliorer l’état du monde : repenser, redessiner, reconstruire ”...
La multiplication des réunions internationales autour du problème majeur de notre temps, le chaos provoqué par le dérèglement du système financier mondial initié aux Etats-Unis, pourrait avoir un aspect rassurant : les dirigeants et leurs états-majors se concertent, et cherchent, semble-t-il, à trouver ensemble les solutions qui conviendraient le moins mal à tous. Personne, dicte le bon sens, n’ignore les menaces qui pèsent sur l’économie, c’est à dire sur l’emploi, sur la paix sociale, ni les basculements des équilibres géopolitiques mondiaux, qu’on peut appeler ajustements, rééquilibrages, mais qui sont par nature générateurs de tensions. Ces grand-messes nous sont présentées comme une innovation, un progrès par rapport à la période de l’entre deux guerres qui n’aurait été qu’une longue période d’autisme. Il n’en est pourtant rien...
Un rapport d’International Living vient de paraître qui place la France, pour la cinquième année consécutive, en tête des pays où il fait bon vivre - sur des critères occidentaux. Un sondage du Cevipof donne, lui, le sentiment des Français sur leur pays. Comparaison.
n° 542/2010 A Grand Tour of World Politics as seen from China
As China takes over the presidency of the UN Security Council for 30 days, its UN ambassador gives us a rare glimpse of how it intends to translate its growing visibility and confidence as a global power into a coherent set of policies and strategies around the world.
La Chine a pris, pour un mois, la présidence du Conseil de Sécurité de l’ONU. On sait qu’en dehors des cinq membres permanents (Chine, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Russie) qui disposent d’un droit de veto, le Conseil est composé de dix membres élus par une majorité des deux tiers de l’Assemblée générale pour un mandat de deux ans et renouvelés par moitié chaque année (Autriche, Japon, Mexique, Turquie, Ouganda jusqu’en décembre 2010, Bosnie-Herzégovine, Gabon, Liban, Nigeria Brésil du 1er janvier 2010 au 31 décembre 2011). La Présidence, tournante pour un mois, suit l’ordre alphabétique (anglais) des pays membres.
Rien de bien intéressant dans ce ronron conventionnel ? Au contraire.
n° 540/2009 Tables analytiques du n° 509/2009 au n° 540/2009 (du 1er septembre 2009 au 19 décembre 2009)
n° 538/2009 Le lecteur et la presse : je t’aime moi non plus
L’Ukraine est en campagne électorale, en prévision des présidentielles qui se tiendront en janvier 2010. Rien n’a vraiment changé depuis la “révolution orange” de 2004 qui avait porté le pro-occidental Victor Ioutchenko, à la tête du parti Notre Ukraine, au pouvoir. La très médiatique Ioula Timochenko, égérie des folles journées de novembre 2004, qui mène contre lui aujourd’hui dans les sondages, lui avait alors apporté une aide précieuse pour écarter le pro-russe Victor Ianoukovitch et son parti des Régions. Eh bien nous retrouvons ces trois mêmes personnages principaux dans des configurations différentes.
n°536/2009 Medvedev : Traité sur la sécurité européenne, suite
n° 535/2009 Coup d’Etat au Honduras : retour aux mauvaises manières ?
Tout le monde est là, le long des côtes somaliennes et autour de Bab el Mandeb, la porte étroite qui relie la Mer Rouge au golfe d’Aden et à l’Océan indien. L’Union européenne aussi, avec les navires des pays membres qui participent à l’opération Atalante. Pourquoi ?
n° 533/2009 Outrance et déraison chez les climatologues
Les messages piratés sur un serveur de l’université britannique de l’East Anglia (Centre de recherches sur le climat, CRU) et mis en ligne vendredi 20 novembre 2009 par des inconnus soulèvent une montagne de questions sur le mode de travail et de promotion de ce travail privilégié par les scientifiques concernés : “ une revue même partielle des emails est hautement éclairante ” écrit le Wall Street Journal le 24 novembre. “ Les scientifiques y paraissent s’encourager mutuellement à présenter une vue “unifiée” sur leur théorie de la responsabilité humaine dans le réchauffement climatique (...) ; s’y donner des conseils sur la manière de lisser les chiffres afin de ne pas compromettre l’hypothèse qu’ils favorisent ; y discuter des moyens d’empêcher l’accès de ceux qui ont des vues opposées aux médias dominants ; et de se donner des trucs pour “ cacher le déclin” des températures en face de certaines données inopportunes ”
Ah ! Revoilà Malthus. Bon, habillé pipole, présentation soignée, narrative étudiée - tout de même du déjà vu : sanglots très appuyés sur les femmes qu’on avait déjà utilisées pour justifier la présence des troupes de l’OTAN en Afghanistan : “ Les femmes portent la charge disproportionnées du changement climatique ” (sic (1)) quoique cela veuille dire, et la démonstration est incertaine, c’est la première phrase du press release. Quel communiqué de presse ? Celui du dernier rapport du Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA en anglais), État de la population mondiale de 2009 (2). Ne nous méprenons pas, Thomas Malthus n’est pas cité, pas plus que ne le sont ses travaux, publiés en 1798 à Londres (3) et qui ne concernaient que l’Angleterre, avec un tour d’horizon sur la situation dans les pays européens. Mais il est présent à toutes les lignes dans le cadre très médiatique, avant le sommet de Copenhague, du changement climatique.
“ Quel que soit le paysage des politique publiques, le gaz naturel jouera un rôle clé ” nous dit le rapport de l’Agence internationale de l’Energie (AIE), World Energy Outlook 2009 (1). Avec, nouvelle peu commentée, une information d’importance : “ le gaz non conventionnel modifie la donne en Amérique du Nord et ailleurs. Le vif essor des ressources de gaz non conventionnel aux Etats-Unis et au Canada observé récemment, en particulier au cours des trois dernières années, a transformé les perspectives des marchés gaziers, tant en Amérique du Nord que dans les autres régions (2) ”.
Inquiétudes dans le Wall Street Journal, ce 11 novembre : “ M. Obama pourrait aussi devenir une voix déterminante pour pousser le cycle de Doha à progresser. Particulièrement quand les autres pays multiplient leurs propres opportunités d’accords commerciaux, et que le coût des tergiversations de Washington augmente tous les jours ” (1). De quoi parlons-nous ici ? De protectionnisme, bien sûr. “ Le président Obama prend le chemin de l’Asie cette semaine pour parler reprise économique et réforme américaines, et l’un des sujets que nous espérons qu’il entendra des dirigeants asiatiques est le suivant : l’Amérique est à la traîne quand le reste du monde essaie de libéraliser les échanges ”. La veille, le quotidien s’interrogeait sur les chances de succès du cycle de Doha, mené par l’Organisation mondiale du commerce (OMC), craignant que sa conclusion ne soit “dans les limbes”.
n° 529/2009 Surprise surprise, le capitalisme n’a plus la cote
“ Surprise, surprise ”, écrit Murray Dobbin. Il est membre du conseil du Canadian Centre of Policy Alternatives, mais il cite, en fait, les résultats d’un sondage de BBC World Service, réalisé dans 27 pays du 19 juin au 13 octobre 2009.
528/2009 Berlin 1989 : la pomme était mûre, il fallait la cueillir
“ La pomme était mûre, il fallait la cueillir ”, disait il y a quelques jours Mikhaïl Gorbatchev à notre confrère helvétique le Temps (1). La chute du mur de Berlin, 28 ans après le début de sa construction ? “ (...) Ce n’était pas si inattendu. De grands changements étaient en cours en Union soviétique et en Europe de l’Est. Il y avait un grand problème non résolu depuis la guerre : celui d’une Europe divisée qui concernait en particulier les Allemands ”. L’affaire n’était pas sans risque : “ Imaginez seulement, il y avait plus de 300 000 soldats soviétiques armés jusqu’aux dents, des troupes d’élite spécialement sélectionnées, dans la seule Allemagne de l’Est ! ” confiait-il par ailleurs à The Nation américain (2). Justement, qui imaginait ?
n° 528/2009
Berlin 1989 : The Apple was Ripe, It Needed to be Picked
“The apple was ripe it needed to be picked”. This is what Mikhail Gorbatchev said to our Swiss colleagues at LeTemps (1). How did he see the fall of the Berlin Wall 28 years after its construction had begun ? “(...) This was not so unexpected. Big changes were happening in the Soviet Union and in Eastern Europe. There was one big problem that had not been resolved since the war which particularly concerned the Germans : that of a divided Europe”. An issue fraught with risks : “Just imagine, in East Germany alone there were more than 300,000 Soviet troops armed to the teeth—elite troops, specially selected !” Gorbatchev confides to the American The Nation (2). Exactly, who imagined ?
n° 527/2009 L’UE sans chemin praticable
n° 527/2009 The EU with no practical way forward
The worldwide economic crisis and the manoeuvres around the Lisbon Treaty show the serious weakness of the European Union in making a meaningful contribution to the needs of its citizens. Yet, as big changes on a global scale are coming the EU’s way it seems that it is national governments having democratic legitimacy, which are taking back powers from the European institutions. As Europe’s citizens patiently look on, the EU is left with no practical way forward.
n° 526/2009 Aide agricole à l’Afrique : faux nez et vrai business
“ Menée par des Africains, l’Alliance pour une révolution verte en Afrique (AGRA) est un partenariat dynamique œuvrant à travers le continent pour aider des millions de petits exploitants et leurs familles à s’affranchir de la pauvreté et de la faim. Les programmes de l’Alliance proposent des solutions pratiques pour augmenter la productivité et les revenus des petites exploitations tout en protégeant l’environnement et la biodiversité. Pour réaliser cet objectif, les partenariats de l’Alliance s’intéressent aux aspects importants de l’agriculture africaine : les semences, la fertilité des sols, l’eau, ainsi qu’aux marchés, à l’enseignement et à la politique agricoles ” (1).
Tiens, se dit-on, qui se tient derrière cette initiative, à priori intéressante et dont l’ancien Secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan, est président depuis juin 2007 ? Comment est-elle coordonnée aux travaux menés au niveau mondial sous la houlette de l’ONU ?
Barack Obama est accusé, par une presse américaine quasi unanime, de prendre trop de temps à définir ce qu’il entend faire en Afghanistan. Les réunions se succèdent à la Maison Blanche et le président ne décide de rien se plaignent les éditorialistes à longueur de colonnes, s’appuyant sur les travaux de think tanks tous critiques – aux nuances près de l’arc en ciel politique américain...
n° 524/2009 Medvedev à Belgrade : retour sur la sécurité européenne
Développer nos relations avec la Serbie, insiste le président russe, “ n’apportera pas seulement des bénéfices à la Russie et à la Serbie, mais aussi aux Balkans et à l’Europe ”, parce que la “ sécurité est indivisible ” - sécurité d’approvisionnement en gaz comprise, comprend-on, et sécurité européenne tout court...
n° 523/2008 Frontières de la faim, frontières de la guerre
“ Le nombre de personnes sous-alimentées dans le monde a augmenté lentement mais constamment depuis dix ans (...). Aucun progrès n’a donc été fait concernant la réalisation de l’objectif de réduction de la faim du Sommet mondial de l’alimentation et cela avant les deux crises consécutives qui ont empiré la situation ”. Ainsi le constate le dernier rapport de la FAO (Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture) (1) : un milliard d’hommes, femmes et enfants, le sixième de la population mondiale, souffre de la faim.
n° 522/2009 Le Pakistan dans la glu de l’AfPak – et au-delà...
Le Pakistan va t-il devenir un Etat client des Etats-Unis ? C’est le risque que dénoncent avec une belle unanimité les éditorialistes connus de la presse pakistanaise, comme un certain nombre de juristes de l’opposition après la proposition américaine – une aide civile de 7,5 milliards de dollars sur cinq ans contre un certain nombre de conditions – que le Christian Science Monitor n’hésite pas à appeler des “ficelles”.
n° 522/2009 Pakistan caught up in AfPak - and beyond...
As tensions mount between the US and Pakistan over the conditions tied to a major multi year aid package, President Obama is considering proposals for a new military strategy in Afghanistan. Combining strategies for Afghanistan and Pakistan into AfPak could lead the Obama Administration to make decisions that would involve China, Russia and India as well as Pakistan in a new “Great Eurasian Game” - with uncertain consequences.
n° 521/2009 Emplois, retraites aux USA : quelque chose de malsain...
La lecture du Washington Post est en général plutôt reposante. Ton modéré, pensée conventionnelle, rien de trop troublant – ne crains rien, lecteur, nous veillons à ton bien être. Pourtant, si l’argent fait le bonheur, un aiguillon, une inquiétude sont venus percer le cocon : c’est que voilà, cette crise, ce retournement de conjoncture (downturn) David Cho dixit (1), qu’on dit maîtrisé, pousses vertes émergentes invoquées, a fait de vrais dégâts. “ La crise financière a creusé un trou dans les prévisions optimistes des fonds de pension...
n° 521/2009 US Employment, Pensions - Something Unhealthy......
As stock markets have rallied from their credit crunch lows, the hole made by the financial crisis into the assets of government workers’ pension funds adds to the problems caused them by increased life expectancy. This throws doubt on whether pension funds can keep their promises to future generations of policemen, firemen and others. At the same time US workers express their anger about being on the losing side of an economic system that is disappointing their aspirations and hopes for the future. Politicians signal that the worst of the crisis is over, but this view badly underestimates the fundamental long term problems which the crisis has caused.
n° 520/2009 Décrispation entre la Syrie et l’Arabie séoudite
Les deux jours de visite du roi d’Arabie séoudite Abdallah ben Abdelaziz en Syrie, à l’invitation du président syrien Bachar el Assad, les 7 et 8 octobre, font couler beaucoup d’encre dans la presse proche orientale et au-delà : les sujets seront nombreux sur la table – et il ne s’agit pas que de questions techniques ou de “réchauffement” superficiel mais d’un échange au fond sur l’avenir et la configuration de la région après les bouleversements des rapports de force provoqués par l’invasion américaine et la chute de l’Irak sans que le “Grand Moyen-Orient” rêvé par l’administration Bush ne se soit le moins du monde concrétisée.
n° 520/2009 Easing of tensions between Syria and Saudi Arabia
On October 7 and 8 King Abdullah Ben Abdelaziz will visit Syria. This is part of a carefully planned series of steps to revive former long-standing relations between the two countries. Among the many subjects to discuss, the main one will be Iraq. But, the potential of this move for advancing peace in the region is dependent on President Obama proposing a realistic deal on settlements and a two-state solution to Israel
n° 519/2009 Afghanistan : conseils chinois à Barack Obama
L’Afghanistan, cette “ nation asiatique ravagée par la guerre ” au prix de “ souffrances indicibles pour le peuple afghan ” doit être aidée “ à se diriger réellement vers la paix ”. Ainsi s’exprimait, le 28 septembre dernier, le Secrétaire général adjoint du Conseil de sécurité chinois, Li Qinggong, dans les colonnes de Chinaviews.cn, édition anglaise (1). Sa déclaration, si elle prend acte de la situation chaotique installée dans le pays et de la fragilité du gouvernement d’Hamid Karzaï, ne se limite pas à un constat : elle dessine une feuille de route pour mettre un terme à la guerre et parvenir, à terme, à “ maîtriser les troubles intérieurs et maintenir la paix et la sécurité ".
n° 519/2009 Afghanistan : China’s Advice to Barack Obama
A recent essay by a Senior Chinese official has gone largely unnoticed in the Western Press. Yet it provides an interesting insight on China’s policy stance on Afghanistan. What is most astonishing however is the unconventional way in which author spells out his advice drawing a distinction between the American president and his Administration
n° 518/2009 Est-ce que l’Europe veut qu’on la laisse en paix ou est-ce que l’Europe veut la paix ?*
En 2008, l’Université d’été de la Défense, qui se tenait à Saint Malo les 8 et 9 septembre 2008, affichait un thème alléchant : La défense en question, l’Europe en réponse. L’exercice 2009 (Saumur, 10 et 11 septembre 2009), qui aurait pu marquer un anniversaire européen, celui des dix ans de la politique européenne de Sécurité et de défense (PESD, créée au sommet européen de Cologne les 3 et 4 juin 1999) a été consacré à La réalité de la crise et à l’avenir de la Défense (2). Est-ce à dire que la promesse de Nicolas Sarkozy – la réintégration de la France dans le Commandement militaire intégré de l’OTAN contre le renforcement de la défense européenne – est remise en question ?
n° 518/2009 Does Europe Want to be Left in Peace or Does Europe Want Peace ?*
The gap between words and actions on the EU’s European Security and Defence Policy has significant consequences. An example of this gap on the short term is the European Aeronaval Co-operation Initiative. In the long term, the lack of progress in this area risks making Europe’s defence forces permanently subordinate instruments in the realisation of the objectives of other world powers, in particular the USA.
Une fois n’est pas coutume, nous empruntons notre titre au Spiegel allemand en ligne : la première chose troublante dans le nouveau paysage sorti des urnes outre-Rhin est le taux de participation, le plus faible de ces trente dernières années.
n° 516/2009 L’argent seul, pour le choix, pèse dans la balance.
Plaute (254-184 av. J.-C.), les Menechmes*
La désormais fameuse Commission Stiglitz, chargée en février 2008 par le président français, “ insatisfait de l’état actuel des informations statistiques sur l’économie et la société (...) d’identifier les informations complémentaires qui pourraient être nécessaires pour aboutir à des indicateurs du progrès social plus pertinents (...) ” a donc achevé ses travaux. Et nous avons enfin son rapport (1), dont la publication a suscité un certain charivari dans le monde étroit des spécialistes de la statistique. Et des kyrielles de commentaires plus ou moins bienveillants dans la presse anglo-saxonne. Témoin ce pamphlet de Newsweek : “ Ce matin, dans le magnifique amphithéâtre de la Sorbonne, dans l’ancien quartier étudiant de Paris, Sarkozy parlait à un groupe de lumières économiques modernes entre autres invités, sous le regard des statues de marbre éclairées de grands philosophes scientifiques comme Descartes et Pascal ".
Dimitri Medvedev est-il satisfait des nouvelles relations de son pays avec l’administration de Barack Obama ? Elles sont meilleures qu’avec celle de George Bush, mais si, dit-il à Fareed Zakaria, qui l’interviewe pour CNN (1), “ les perspectives ne sont pas mauvaises, c’est le résultat qui compte ”.
n° 514/2009 Barack Obama et l’échiquier afghan : durer, durer...
Si le président Obama sait se servir d’une souris, un coup d’oeil matinal sur la presse anglophone mondiale peut inaugurer une mauvaise journée. Parce que l’ensemble des titres consultés sur sa politique étrangère est négatif, souvent avec une allégresse sauvage. Ainsi la BBC (1) : US Foreign Policy : “ No we can’t ? ” - les Britanniques, s’ils ont perdu cabs et double-deckers (taxis noirs et bus à impériale) ont gardé leur gaieté cruelle dans les situations graves. Paul Reynolds résume l’humeur générale : “ Faisceaux de coopérations”, “ coalitions de volontaires ” et “ minilatéralisme ” sont quelques-uns des mots-clefs. “ Engagement” en est un autre. Ce nouveau jargon est utilisé comme un raccourci pour décrire la forme revigorée de la diplomatie que les Etats-Unis pratiquent aujourd’hui, alors qu’ils passent du statut de seule superpuissance à celui du joueur principal dans un jeu à plusieurs”.